dimanche 28 février 2010

Alain, Laurent, Benoît et les Régionales

Le développement durable en marche, cheveux au vent. Cela a fière allure !
Pendant qu’en Ile de France le maire de Franconville et Vincent Peillon font les poubelles, en Haute Normandie, on s’ennuie ferme. Alors Alain Le Vern bat, selon Paris Normandie, la campagne dans la plaine de la Ronce et en profite pour bonimenter. Le très charismatique Président (sortant) de Région nous promet ainsi que bientôt ces terrains accueilleront « des bureaux, des services, des entreprises » et qu’il compte « sur toute la zone créer 4.000 emplois » et cela sans rire bien entendu.
Morbleu ! Comment personne n’y a-t-il pas pensé plutôt ?
Alain Le Vern a trouvé : il suffit de bitumer et de bétonner quelques dizaines d’hectares de pâturage, de maïs ou de betteraves et hop c’est 4.000 créations d’emplois ex nihilo !
Martine tient là son futur ministre du travail. Qu’on lui confie toutes affaires cessantes, les plaines de la Beauce et de la Brie à bitumer et vu la surface c’est 3, 4 voire 5.000.000 de créations d’emplois que le socialiste Alain Le Vern va nous faire. Autant dire que c’est la fin du chômage en France.
Bon, que ne faut-il pas raconter comme ânerie pour rester Président de Région avec le train de vie qui va avec et ne pas retourner faire l’instituteur à 1.500 euros par mois.
Alain Le Vern se garde bien de nous dire qu’il s’agira, tout au plus, de 4.000 déplacements d’emplois et non pas de création avec à la clef 4.000 voitures/jour plus les camions dans une zone de circulation déjà saturée. Merci qui ? Merci Alain.

C’est alors que Laurent Fabius et Alain Le Vern avancent leur solution : le fameux contournement Est. Celui la même contre lequel nos socialistes locaux par l’intermédiaire de Monsieur Avisse, agitaient encore il y a peu leur pétition « aux mille signatures » et projet qu’ils qualifiaient de « pharaonique » et « d’inefficace ». Messieurs Avisse et Pétel seraient ils en ce domaine plus éclairés que Messieurs Fabius et Le Vern ? En haut lieu, cela ne va pas plaire et si cela continue, ça va flinguer comme en Languedoc Roussillon.
Enfin cela pose question. Benoît Pétel, farouche opposant au projet, peut-il honnêtement soutenir la liste socialiste aux régionales, liste qui a la construction du contournement Est dans son programme? Y aura-t-il arbitrage entre Laurent Fabius et Benoît Pétel ?
Mais voilà, mes chers compatriotes sans cœur que vous êtes, que je vous entends déjà pouffer de rire à l’idée même d’une mise en balance entre Fabius et Pétel.
Eh oui, vous aussi, vous n’avez aucun doute quant à l’issue et vous avez compris qu’au parti Socialiste, Benoît Pétel n’est qu’un petit mal entendu.
C.D
le publi-reportage dans son integralité (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

dimanche 21 février 2010

Un Expert exigeant

Par Raymond Dumay

Comme j'interrogeais un expert sur un Morgon qui "morgonnait" avec tant d'exubérance que je ne savais plus à quel plat me vouer, je m'entendis conseiller: "Avec ça, il faudrait servir un comice agricole dans le Charollais. Ou alors une fricassée de cochon".
Puis, comme ces grands médecins dont le laconisme n'est pas toujours interprété avec exactitude, il ajouta, douloureux et appliqué: "Naturellement, je parle d'une fricassée de novembre, à neuf heure du matin, avec un peu de brouillard sur la Saône".

Ce seul exemple suffit à montrer qu'un connaisseur en vins possède les vertus de l'artiste: un sens cosmique de la situation d'ensemble et le souci du détail. Il est comme ces peintres qui couvrent les murs d'un palais avec une bataille navale et finissent leur journée avec un portrait d'enfant ou deux pommes sur une assiette. Ajouter un don de voyance, car comprendre le vin c'est prévoir son avenir.
L'accord entre les vins et les plats marque le passage de l'artisanat à l'art, du métier à l'inspiration. Il ouvre la porte au risque, à l'aventure. Tout peut se faire et pourtant on ne peut pas faire n'importe quoi. Nous sommes ici dans le domaine ténébreux de l'amour et il faut savoir jusqu'où l'on peut aller trop loin.

Raymond Dumay, le Guide du Vin, 1967

samedi 20 février 2010

La schizophrénie des profs (Eric Zemmour)


Ils défilent. Ils manifestent. Ils se plaignent. Ils exigent. Révolte de routine ? Non, sire, une révolution. Les profs manifestent pour la sécurité. Ils se plaignent de la violence. Ils exigent de la répression. Certes, ils croient encore naïvement que l'arrivée de surveillants supplémentaires sera la solution miracle. On n'efface pas toute trace de pensée magique d'un trait de plume. Mais il faut se souvenir qu'il y a vingt ans leurs aînés parlaient de «sentiment d'insécurité»; et traitaient de «fascistes» et de «racistes» tous ceux qui dénonçaient la montée de la violence à l'école. La culpabilité coloniale hantait ces bons apôtres. La culture de l'excuse sociale était une seconde nature. Encore aujourd'hui, d'éminents sociologues nous expliquent que les jeunes enfants d'immigrés se sentent exclus d'une école faite pour les Blancs. Leur enseigner Molière et Louis XIV les «humilie». Les profs, comme toute la gauche, sont schizophrènes : ils croient en l'émancipation par la culture et ne peuvent se défaire de ces fadaises victimaires. Ils voient qu'une immigration continue depuis trente ans sape leurs efforts d'intégration et militent avec le RESF (Réseau Education sans frontières) contre les expulsions d'enfants de sans-papiers. Ils constatent, en Seine-Saint-Denis par exemple, que la plupart de leurs élèves n'ont pas le niveau de l'enseignement général, mais défendent encore le collège unique. Ils veulent imposer leur autorité, transmettre leur savoir, et appliquent le slogan de leurs maîtres des IUFM : « L'enfant au cœur du système. » Entre la réalité qu'ils vivent et l'idéologie qu'ils récitent, ils ne savent plus où ils habitent. C'est toute la gauche - médiatique, intellectuelle, politique - qui connaît un semblable désarroi. Et donc notre pays puisque, depuis la Libération, l'Education nationale a été sous-traitée par tous les gouvernements aux syndicats d'enseignants.

Eric Zemmour (Figaro 19/02/2010)

jeudi 18 février 2010

HALAL ONLY


On touche là aux limites du baratin sur le respect de "la culture de l'autre" et du soit disant "enrichissement" que nous apporterait la diversité culturelle. Nous sommes en train de franchir un nouveau pas dans la destruction de nos principes. Après les "fast food Halal", aurons nous bientôt des bus réservés aux musulmans avec places assises prioritaires aux porteuses de burqa? On est bien loin du « United Colours » que les « droitdelhommistes » et autres idiots utiles nous vendent depuis 30 ans.

mercredi 17 février 2010

Mercredi des Cendres

Début du Carême pour les catholiques du monde entier.
40 jours de cheminement vers Pâques

mardi 9 février 2010

8 fevrier 2010

Mes Chers Compatriotes,
Soirée chargée s'il en fut en ce lundi 8 fevrier 2010. Réactions personnelles réunies en quatre billets que vous trouverez ci après intitulés:
Acta est fabula, Planqué?, Amalgame, la Blague Carambar de Maurice.
Bonne lecture
C.D

Acta est Fabula

« Acta est fabula » : la pièce est jouée !
Ce furent les derniers mots de l’Empereur romain Auguste. Ce pourrait être les derniers de Bihorel. Le rideau est tombé ce lundi soir au conseil municipal. Le PLU est voté. Sans surprise d’ailleurs, l’affaire étant pliée depuis le conseil du 29 juin 2009. Les promoteurs à cigares et grosses limousines vont pouvoir venir se repaître des derniers espaces verts à Bihorel. Pascal a tenu parole. D’ailleurs la distribution a déjà commencé.

«L’esprit de l’homme est ainsi fait que le mensonge a cent fois plus de prise sur lui que la vérité » disait Erasme. Si Houbron n’a sans doute jamais lu l’humaniste hollandais, il n’en fût pas pour autant avare en mensonges. Alors peut on en vouloir aux bihorellais de leur passivité?
Que retenir de l’échec de ceux (moi y compris) qui ont tenté de les mobiliser? Faut-il revenir sur l’opposition de salon des socialistes ? Sur le panurgisme des élus de la majorité ? Faut-il s’attarder sur la quasi inexistence du CCVPN dans la bataille du PLU?
La vraie perdante de l’histoire c’est la démocratie, mot que l’on met à toutes les sauces et dont aiment se parer ceux qui la bafouent le plus. La démocratie locale, telle que définie par la loi aujourd’hui, a montré ses limites lors de cet épisode PLU avec un maire élu mais minoritaire (43% des suffrages exprimés) qui cadenasse un processus d’une manière que nous avons abondamment décrite ici et qui fait adopter en force son projet. Un maire dont l’arrivisme a fait passer ses intérêts personnels devant ceux de Bihorel et de ses habitants.
Soyons patients, il y aura des matchs retour. Comme le confiait un ami « le vote révolutionnaire ce sera de voter contre les listes où figurera Houbron ». Cela commence par les élections régionales. Houbron est numéro 10 sur la liste UMP.

Alors mes Chers Compatriotes, vous savez déjà pour quelle liste ne pas voter. Pour un parti politique, avoir le freluquet sur sa liste ou comme candidat principal cela va porter la scoumoune.

Planqué?

Benoît Pétel a pris pour habitude de ne jamais répondre à mes billets ou commentaires qui le concernent de près ou de loin. C’est son droit. Habituellement, il préfère m’envoyer son porte flingue, Fred Duval ou les Arsond & Arsont. Cela pouvait s’apparenter à une sorte de mépris affecté.
Pourtant hier au soir il avait choisi de répondre à une partie marginale de mon discours. Je ne m’attarderai pas sur son prêchi prêcha de chevalier blanc, mais plus sur la forme. Benoît Pétel avait choisi le cadre du conseil municipal pour m’apostropher, seule enceinte où il me soit interdit de lui porter la contradiction. Cela nous éclaire sur son courage en politique.
Alors dites nous Benoît, si on résume, le vrai planqué qui est ce ?

AMALGAME

Faisons d’entrée une mise au point que j’ai peut être tardé à faire. J’agis en franc tireur. Même si j’ai toujours affiché ma sympathie pour un certain nombre d’idées en politique que défend la liste « Vive Bihorel », ce blog n’est le blog officieux de personne. Ce qui s’y écrit n’engage que moi seul. On peut avoir les mêmes objectifs sans parfois partager les moyens de les atteindre.

D’autre part, les habitués des blogs politiques bihorellais savent que je ne me suis jamais privé d’écrire au maire ma façon de penser et de signer mes billets ou commentaires. Aussi n’ai je pas besoin d’avoir recours à des lettres anonymes envoyées en mairie pour lui signifier mon opinion. Enfin, Pascal Houbron est un homme bien informé qui connaît parfaitement mon identité réelle.

La Blague Carambar de Maurice

Nous avons déjà eu ici l’occasion de nous féliciter du professionnalisme avec lequel Maurice préparait ses dossiers en vue du conseil municipal. Hier il nous a confié qu’il étudiait le document PLU depuis trois jours. Autant dire que depuis deux ans il ne sait pas de quoi on parle. Enfin il nous a montré qu’il travaillait ses interventions et ses citations avec tout autant de minutie.
Mais non Maurice, dans le dialogue d’Audiard ce n’est pas en tant que conseiller municipal que Robert Dalban a entendu beaucoup de conneries mais comme militant socialiste !
Ah la verve, le réalisme et la justesse d’analyse d’Audiard, on ne la louera jamais assez.
A « Bihorel avec vous » on appréciera sans doute.
En tout cas, comme l’a relevé Jean Claude Ravenel en réponse au tribun Buisson, si on est friand de conneries, il ne faut jamais louper une intervention de Maurice au conseil municipal.

dimanche 7 février 2010

Juste un samedi soir, parc de l'Argilière

Il est environ 19 heures ce samedi soir de février 2010. Au parc de l’Argilière, une jeune bihorellaise de 20 ans avec son petit copain du même âge se bécotent sur un banc public, comme aimait à le chanter Brassens dans la France d’avant. Comme tous les amoureux dans ces instants là, ils se sentent seuls au monde. Illusion! Bientôt une bande de racailles « aux tronches pas très catholiques » va venir briser le romantisme de l’instant. Ils s’en prennent en priorité à la jeune fille, lui demandent son « 06 ». Son refus les énerve, le garçon lui a peur. D’ailleurs qui n’aurait pas peur, seul avec sa copine face à 5 ou 6 racailles? Le couple tente de s’échapper du parc mais il est rattrapé rue de l’argilière. Le garçon frappé dans les côtes et à la tempe avec un anti-vol de moto, s’écroule. Pendant ce temps, la jeune fille est coincée contre la clôture d’une maison.
On passait par là. Coup de chance pour les deux tourtereaux, mauvaise pioche pour la racaille. Le rapport de force en leur faveur étant passé en dessous de 3 contre 1, les descendants de fellouzes en dignes héritiers filent comme des péteux dans plusieurs directions. L’urgence n’est pas de les poursuivre mais de s’occuper du jeune homme resté à terre la tête entre ses mains. La police est prévenue. Les deux amoureux en état de choc montent tant bien que mal dans ma voiture, nous attendons devant le commissariat (fermé) rue de Verdun l’arrivée de la maréchaussée et de l’antenne mobile. Une vingtaine de minutes plus tard la police nationale arrive. La municipale ? Non, elle est peut être à quelques dizaines de mètres de là, cachée dans les arbres avec ses jumelles radar, occupée à contrôler sur la quatre voies de la rue du maréchal Juin des automobilistes qui seront verbalisés pour 52km/h (vitesse retenue). La racaille peut casser tranquillement du blanc.


Les deux policiers ne prendront même pas mes coordonnées, c’est sans doute mauvais pour les statistiques. Le jeune homme se tient toujours la tête, il a des étourdissements, il est emmené dans l’antenne mobile direction les urgences du CHU pour des radios du crâne et de l’abdomen. La jeune bihorellaise est elle toujours en état de choc. Comment vont-ils ce matin ? Nous ne savons pas.
La jeune fille habite à deux rues de chez moi. Ce n’était ni mon fils, ni ma fille mais cela peut leur arriver demain, tout comme à vos enfants ou à vous-même. Deux français de souche contre 5 ou 6 racailles. Configuration des combats futurs. La France de ce début de vingt et unième siècle me fait de plus en plus penser au Liban de 1975. Le jour où ça pétera, je vous conseille de ne pas avoir chez vous que vos fourchettes pour vous défendre.


Ce n’est pas au « Karcher » qu’il faudrait nettoyer les banlieues. La mission aurait du être confiée depuis longtemps aux Parachutistes du Général Massu ou à leurs successeurs, histoire de renvoyer toute cette racaille dans la patrie dont ils chérissent tant l’équipe de football.

Manu ad ferrum
C.D

samedi 6 février 2010

Mise en bière

Vote du PLU inscrit à l'ordre du jour du conseil municipal, lundi 8 février de l'an de grâce 2010. Soyons nombreux de noir vétus, à suivre le cortège des funerailles de Bihorel.