lundi 28 mai 2012

Pentecôte


Tableau de Jean Restout, né à Rouen le 26 mars 1692

Ce jour-là, les apôtres «se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue.» (Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 1 à 4 et 6.)

jeudi 24 mai 2012

Jean Marc Ayrault: un Freluquet de gauche ?



Mes chers Compatriotes, 

Ce n'est pas à vous que j'aurais besoin de rappeler les méthodes utilisées à Bihorel pour régir la vie démocratique locale. 
Cependant, personnellement, je n'ai jamais douté qu'elles n'étaient pas l'apanage de la droite et que la gauche, lorsqu'elle est aux affaires, procède de même. Je crois que quelle que soit la couleur politique, ces façons d'agir sont la caractéristique de celles et ceux qui ont décidé de faire de la politique, leur gagne pain.
Cette chronique diffusée le 16 mai dernier, vous éclairera sur le fonctionnement du conseil municipal de la ville de Nantes (maire Jean Marc Ayrault), sur le mode de décision et ne sera pas sans vous rappeler ce que nous avons vécu durant l'année 2011 à Bihorel.
CD

  

samedi 19 mai 2012

Législatives: Houbron en mode poltron


Les bonnes nouvelles en politique sont assez rares ces temps ci pour que nous ne boudions pas en ce 19 mai notre plaisir. Pascal Houbron n'est pas candidat aux législatives, c'est officiel depuis hier soir.
  
Pourtant, il s'y voyait déjà, le freluquet, en haut de l'affiche. Le plan était ficelé de longue date.  Il bazardait Bihorel avec ses logements sociaux à Renard contre un soutient à l'investiture dans la 2ème circonscription de Rouen aux législatives 2012 et à lui l'assemblée nationale et  la gaité de la vie parisienne !
Résultat, aujourd'hui, même pas un petit strapontin de suppléant en remerciement de sa trahison du suffrage universel. Il est exact qu'entre temps Houbron a accumulé les défaites électorales. Battu aux régionales, désavoué par 67% des Bihorellaises et Bihorellais sur son projet de fusion, le freluquet aura même réussi l'exploit de vendanger en une décennie l'héritage électoral légué par Jean Freret au point de faire basculer Bihorel à gauche lors des dernières présidentielles. Du jamais vu ! Belle performance! Alors, en ce mois de mai 2012, Houbron s'est mis en mode poltron et renonce à affronter le suffrage universel, craignant trop la nouvelle déculottée annoncée. 

A quoi l'a donc mené "tout ce machiavélisme de pacotilles" comme aimait à le dire Verlaine. Le freluquet n'est plus qu'un simple adjoint et au mieux un maire 2. Et qu'il ne s'y trompe pas. Dès qu'il sortira une oreille de la tranchée pour briguer un mandat électoral, nous serons là pour crier "pull" et ouvrir le balltrap démocratique.   

Manu ad ferum 
CD

ps: surveillons de près "la valorisation des surfaces vacantes" de notre bureau de poste. Le renoncement un peu rapide au projet Casino ressemblerait bien à de l'enfumage. Par ailleurs, le projet de construction d'une nouvelle salle de spectacle à Bihorel (près de l'hippodrome) est abandonné, celle-ci verra le jour sur un terrain situé à Bois Guillaume. Une nouvelle promesse d'Houbron&Renard qui ne sera pas tenue. Nous reviendrons sur ce dossier.

jeudi 10 mai 2012

La vérité, si je veux


26 juin 2011, le Freluquet donnant une lecture falsifiée des résultats du référendum sur la fusion

François Hollande a été ce jour proclamé officiellement Président de la République par le Conseil Constitutionnel et cela au plus grand étonnement de Messieurs Houbron et Renard.

Ces derniers avaient en effet chaussé ce dimanche 6 mai 2012, les mêmes lunettes que le 26 juin 2011 lors du référendum sur la fusion et appliqué la même grille de lecture pour annoncer les résultats de cette élection présidentielle.
C’est ainsi qu'ils avaient pu déclarer au terme de ce deuxième tour que Nicolas Sarkozy était réélu Président de la République, ayant rassemblé 48.4% des suffrages exprimés auxquels bien évidemment, il convenait d'ajouter les 19.6% d'abstentionnistes qui faisaient bien sûr entière et pleine confiance à leur élu.
Selon Freluquet & Co, Monsieur Nicolas Sarkozy avait donc été réélu avec une confortable majorité, Président de la République  et allait ainsi pouvoir mettre en œuvre dans les prochaines semaines son projet pour la France.

Avec Houbron et Renard, le succès en politique, c’est simple comme une arnaque.
CD

mercredi 9 mai 2012

Hollande, déjà minoritaire ? (par Marc Cohen de la revue Causeur)

Jamais un président n’a été élu par une si faible proportion de votants.

Tout à leurs commentaires en direct des virées automobiles de François Hollande et Nicolas Sarkozy ou à leurs retransmissions des états d’âme de Yannick Noah et Christian Estrosi, l’ensemble des chaines de télévision, pourtant surmobilisées pendant 8 heures d’affilée dimanche soir et lundi matin, ont perdu une bonne occasion de parler.

Certes, à chaud ou presque, nombre de commentateurs ont reconnu que le résultat final était plus serré que ne le prévoyaient l’ensemble des sondages. Certains experts se sont même hasardés à supputer que la campagne d’entre-deux-tours du sortant n’avait pas été si nulle que ça (perso, je le pense aussi, mais je pense surtout que, ces deux dernières semaines, la campagne de Hollande a été encore meilleure, notamment en direction de l’électorat mariniste ; mais ce n’est pas le sujet du jour, on en reparlera un de ces quatre). Il s’est même trouvé quelques commentateurs taquins pour faire remarquer que d’après les sondages post-vote, Hollande était assez largement battu chez les jeunes et les salariés du privé. Bel effort.

Mais un chiffre, et non des moindres, a semble-t-il échappé à nos expertologues, comme les a baptisés mon ami Basile de Koch, et il aura fallu attendre hier midi pour le voir sortir des ordinateurs, qui eux aussi, avaient dû faire la grasse mat’: celui de l’accroissement significatif du vote blanc et nul lors de ce second tour. A ce stade du récit, quelques précisions arithmétiques, techniques et pour tout dire rébarbatives s’imposent. Quand les statistiques électorales parlent de « votants », il s’agit uniquement du nombre d’électeurs inscrits qui se sont déplacés (ou ont fait une procuration) pour voter. Ce chiffre comprend donc à la fois les suffrages de ceux qui ont choisi un des deux candidats en présence (et dont le total des voix est appelé « suffrages exprimés ») et ceux qui ont fait tamponner leur carte d’électeur mais n’ont pas voulu choisir entre les candidats en votant donc blanc ou nul. L’ensemble « suffrages exprimés » additionnés aux votes blanc et nul est conventionnellement appelé « votants ». Si on ajoute les abstentionnistes au nombre de « votants », on tombe pile poil sur le nombre d’électeurs inscrits. Pigé ? Si oui, bravo, sinon, eh bien, relisez SVP.

Quid du chiffre de ces fameux votes blanc et nul ? Ma foi, il a triplé depuis le 22 avril dernier, passant de 1,5% à 4,6% des électeurs inscrits. Il est aussi en progression par rapport au chiffre de 2007, où le vote blanc et nul pesait déjà 3,5 % (des inscrits toujours). Cependant il y a cinq ans, le différentiel était bien plus élevé entre les deux candidats. Pour rappel, cela donnait: Sarkozy, 53,06 % des suffrages exprimés soit 18 983 138 voix ; Royal, 46,94 % et 16 790 440 voix ; Votants
37 342 004(83,97%) ; Blancs et nuls
1 568 426(3,53%) ; Exprimés
35 773 578(80,44%).

En résumé, en 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu 18 983 138 voix sur 37 342 004, soit 50,84% des votants. Ce qui était en ligne avec ses prédécesseurs. En effet, si tous les présidents de la Vème issus du suffrage universel ont été, à cause de l’abstention, élus par une minorité d’électeurs inscrits (hormis l’épisode cocasse de Chirac en 2002), ils ont tous été élus, depuis le Général en 1965, (sauf Chirac –encore lui !- en 1995) par une majorité de votants, c’est-à-dire, répétons-le, par ceux des Français qui se sont déplacés, soit pour choisir un des deux finalistes, soit pour voter blanc ou nul.

Eh bien cette quasi-règle d’or est caduque : car si François Hollande a obtenu 51,6 pour cent des voix, il n’a obtenu le suffrage que de 48,6% des votants, « améliorant » ainsi le record de Jacques Chirac en 1995 qui, lui, avait tout de même raflé 49,5% des votants. Rappelons que deux ans plus tard, la majorité parlementaire dudit Chirac fut dégagée par la gauche, laquelle ne put cependant obtenir la majorité à l’Assemblée que grâce aux triangulaires provoquées par le maintien généralisé du Front National. Bis repetita, etc etc…

Cela dit, si ces chiffres du vote blanc de 2012 sont parlants, ils ne nous disent pas tout. Et en particulier, ils ne nous disent pas d’où vient précisément cet afflux de voteurs blanc. Il serait trop hâtif de l’expliquer uniquement par l’attitude de Marine Le Pen, qui sans donner de consigne à ses électeurs, a indiqué qu’elle voterait blanc. Car on trouve aussi dans ces suffrages non exprimés un bon paquet d’électeurs de Bayrou, quelques bataillons post-trotskystes et souverainistes, sans oublier un nombre indéterminé mais probablement non négligeable de mélenchonistes encore plus suspicieux que leur ex-candidat envers « Hollandréou » et autres sociaux-traîtres.

Cela dit Marine Le Pen n’est indubitablement pas étrangère au phénomène : ainsi à Hénin Beaumont, où elle est inscrite, le nombre de votes blancs et nuls a été multiplié par 6 entre les deux tours. Ce n’est pas une preuve scientifique, mais quand même…

lundi 7 mai 2012

Bihorel libre: Nette victoire de François Hollande

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Nette victoire de François Hollande sur la commune de Bihorel avec 52,04% des voix contre 47,96 % à Nicolas Sarkozy. Les bulletins blancs et nuls représentent eux, 5% des votants et sont en forte progression par rapport à 2007 (+ 37%)

Mais le principal enseignement de ce deuxième tour à Bihorel, c'est l'inversion du rapport de force gauche / droite en faveur de la gauche dans notre commune,  historiquement ancrée à droite.

Les Bihorellaises et Bihorellais ont exprimé un vote sanction au plan national contre Nicolas Sarkozy, mais aussi sur le plan local sanctionné Pascal Houbron et sa clique. La rubrique "commentaires" vous est ouverte et attend vos analyses !
Vive Bihorel Libre !
CD

La réalité c'est maintenant


vendredi 4 mai 2012

Dimanche



Dimanche matin, je commencerai par aller à la messe. Non pas que j’attende du Saint Esprit qu’il me souffle ce que je dois voter, mais j’aurai besoin comme chaque jour de nourriture spirituelle dans ce monde de « mal-bouffe » intellectuelle. Et puis le Saint Esprit a tant à faire que je ne vais pas l’encombrer avec cette question. De toute façon ma décision sera déjà prise, qu’il me pardonne.

Dimanche, je n’irai pas voter François Hollande. Parce que lui Président, il y aura toujours autant de SDF.  Lui Président, la France continuera à prendre ses ordres de Bruxelles, du FMI, de l’OMC. Lui Président, il y aura le droit de vote des étrangers extracommunautaires. Lui Président, l’emploi restera une simple variable d’ajustement de l’économie. Lui Président, les fins de mois pour des millions de compatriotes seront toujours aussi difficiles, voire impossibles. Lui Président, le dealer et la racaille seront des victimes. Lui Président, il y aura toujours autant de chômeurs. Lui Président, la France va se couvrir d’un grand manteau noir de mosquées. Lui Président, la fabrique à crétins va tourner à plein régime. Lui Président, le criminel aura toujours la présomption d’innocence et le policier celle de culpabilité. Lui Président, les racines de la France seront toujours et encore plus reniées. Enfin parce que lui Président, la France aura le pantalon baissé sur les chaussures.

Bien sûr, je serais plutôt enclin à assortir mon bulletin de vote avec celui de Fabrice Lucchini qu’avec celui de Yannick Noah, avec celui de Richard Millet qu’avec celui de Gérard Miller, avec celui d’Eric Zemmour  qu’avec celui de Patrick Cohen, avec celui de Marie France Garaud qu’avec celui d’Eva Joly, avec celui d’Elisabeth Lévy qu’avec celui d’Audrey Pulvar, avec celui d’Alain Finkielkraut qu’avec celui de Stéphane Hessel.
Mais je ne voterai pas non plus pour Nicolas Sarkozy. D’ailleurs je ne suis pas certain que dans cette liste de ceux dont je pense partager le camp intellectuel, tous iront voter pour l’actuel Président. A l’heure du bilan, sans doute sommes-nous nombreux à juger que pendant ce quinquennat, il y eut trop d’écart entre « les paroles et les actes ». 
Oui la lapidation en place publique de Nicolas Sarkozy m’insupporte et je dénonce cette foule de lyncheurs. Oui, je crie "stop" à cette exécution, sentence d’un procès truqué mais je ne dirai pas « encore » pour un deuxième mandat à Nicolas Sarkozy.
Enfin, et cela fut loin d’être anecdotique lorsque j'ai arrêté ma décision qui est de voter « blanc » dimanche prochain,  sur un plan local, je ne me voyais pas glisser dans l’urne, le même bulletin de vote qu’un Gilbert Renard ou que les « Bien Vivre à Bihorel » et tous ces renégats de la démocratie qui se sont placés en dehors de la république, un 4 juillet 2011.

« Une fenêtre se referme, une autre va s’ouvrir. La France a besoin de respirer, cela s’appelle l’alternance » disait Régis Debray mardi soir en conclusion de son débat avec Henri Guaino. Oui, mais ce n’est pas d’une alternance sans alternative dont elle avait besoin.

Dimanche soir, pour moi pas de fête. Quel que soit le vainqueur, j’aurai mal à la France et surtout pour les jeunes générations, celles de mes enfants et de mes (futurs) petits enfants. L’héritage que nous allons leur léguer m'inquiétera encore davantage. Leur jugement dans le futur sera sévère à notre égard et ce sera justice. Nous leur préparons des temps difficiles et cruels.

Dimanche soir, vers 20H02, j’éteindrai radio, télévision et internet. Alors, à l’écart des jubilations de quelque bord qu’elles pourront être, c’est avec un peu de France éternelle que je poursuivrai la soirée. Accompagné d’un Chapelle Chambertin que j’aurai pris soin de carafer quelques heures auparavant, je me replongerai dans les mémoires du Général de Gaulle.

Vive Bihorel libre et vive la France libre !
CD

Ps : détail amusant. Par le ralliement de François Bayrou à François Hollande, voilà un nouvel allié en la personne de Pascal Houbron, pour Benoit Pétel dans la bataille qui en 2014 l’opposerait à Gilbert Renard aux municipales. Que la vie politique serait triste sans les centristes !

mercredi 2 mai 2012

Fin de partie pour Casino à Bihorel


Nous évoquions déjà hier dans les commentaires, le capotage vraisemblable du projet d'installation d'une supérette Casino dans les locaux de la poste à Bihorel.
Aujourd'hui c'est confirmé, le permis de construire est refusé. La doublette Renard&Houbron a sans doute estimé, avec raison d'ailleurs, qu'elle promenait déjà suffisamment de gamelles derrière elle, pour ne pas, en ces temps difficiles, en ajouter une supplémentaire. La mobilisation de quelques commerçants de la place de l'église ainsi que celle de plusieurs riverains du site aura fait enclencher la marche arrière à nos deux voleurs de commune.
Sur le plan technique, l'installation de Casino aurait nécessité un agrandissement du parking et des accès du bâtiment. Au nord de celui ci, la présence d'un puits rendait impossible de nouvelles constructions, il ne restait plus que le coté sud du bâtiment, c'est à dire le champ avec les pommiers. Inutile de préciser le tollé général qu'aurait déclenché, à Bihorel, le bétonnage et bitumage de cet espace.
Bien sûr le Freluquet essaie aujourd'hui de récupérer le coup et nous la joue "à l'écoute des commerçants" mais personne n'est dupe. Chacun se souviendra que jusqu'à la publication d'un billet sur ce blog, les commerçants n'étaient pas informés et que la municipalité s'était bien gardée de leur parler du projet, pourtant bien avancé au demeurant, puisque les responsables de la poste déclaraient dans la presse régionale le 29 mars dernier (voir sur ce blog) "que l'ouverture (ndlr) de la supérette pourrait se faire assez vite, au cours du deuxième semestre 2012".
Si nous nous réjouissons pour les commerçants de la place de l'église, les riverains et tous les Bihorellais de l'abandon du projet Casino, nous les invitons cependant à garder un œil ouvert et le bon, car il est évident qu'un autre projet va sortir des cartons et que le bâtiment de l'ex tri postal de Bihorel ne restera pas indéfiniment vide.

Manu ad ferum
CD
 
  

mardi 1 mai 2012

La "une" de trop.



Mes chers Compatriotes,  je ne sais pas comment vous vivez cet entre deux tours mais moi, je commence à bouillir. Cela ne devrait pas vous étonner en cette grande quinzaine où les belles âmes qualifient tout ce qui est à la droite de Bayrou de fasciste, de nazi ou de pétainiste. La gauche surfe sur son éternelle légende dorée, celle qui nous raconte qu’elle a toujours été le camp du bien.

Mélenchon, le révolutionnaire préféré des quartiers bobos (il a fait 10% chez les ouvriers, Marine Le Pen 29%), m’amuse beaucoup lorsqu’il lui suffit de deux minutes, celles qui séparèrent 19h59 à 20h01 le 22 avril dernier, pour déserter le Potemkine et sauter sur le pédalo. Mais il m’horripile tout autant lorsqu’il se drape dans l’habit du juste, éternel antifasciste et Sarkozy a raison de dire que se faire traiter de fasciste par un communiste (moi j’aurais dit un stalinien), c’est un compliment. Du coup, voilà notre révolutionnaire en pantoufles qui nous affirme avec raison, que mot pour mot, il s’agit là d’une phrase de Pierre Laval et d’engainer sur Pétain avec son « vrai travail ».

Mélenchon, oublie simplement en bon révisionniste stalinien, de rappeler que Pierre Laval, avant Vichy, fut un élu de la SFIO (ancêtre du PS), qu’il fut l’avocat de la CGT (syndicat avec lequel notre révolutionnaire en peau de lapin a défilé ce mardi 1er mai) et que députés, sénateurs socialistes et communistes votèrent dans leur grande majorité, les 9 et 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. 

Parlons maintenant du journal l’Humanité, cette bible du mensonge depuis un siècle qui le 24 aout 1939 voyait dans le pacte germano-soviétique qui faisait de Staline l’allié d’Hitler et le communisme celui du nazisme, une « politique à la fois énergique et intelligente, seule conforme à la cause de la paix ». Le 14 juillet 1940, dans l’Humanité toujours, on pouvait lire ces lignes « Fraternité franco-allemande. Les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient. Nous en sommes heureux ». 
Alors aujourd’hui, lorsque le torchon stalinien à sa une, compare Sarkozy à Pétain, il se roule dans la boue de l’outrance et du révisionnisme. On ne se refait pas.


Quel journaliste avez-vous entendu ces jours derniers rappeler à Mélenchon et à tous ces  résistants de bazar, ces quelques vérités parmi tant d’autres ? 
Non, le système médiatico politique bien pensant préfère, faisant toujours preuve du même autisme depuis 30 ans, montrer du doigt et jeter l’opprobre sur les 6.500.000 électeurs de Marine Le Pen. "Comment, non seulement ce sont des gueux imbéciles, un brin raciste, peureux, qui n'ont rien compris et qui en plus votent Front National", s’indignent tous les « terra nova » de la place des Vosges et de Navarre !

Je m’étais, peu à peu, résigné à voter blanc au second tour, si comme annoncé par la pythie Ifop / Bva, seuls les candidats UMPS restaient en lice. Mais pour moi au fil des jours, ce référendum anti-Sarkozy commence à me les hacher menu. Même le cocu, comme le dit Denis Tillinac, qui a perdu sa femme pendant le quinquennat qui s’achève, en fait porter aujourd’hui la responsabilité à Nicolas Sarkozy.
Trop c’est trop. Trop d’acharnement, trop de mauvaise foi, trop de mensonges, de contre vérités, trop de défoulement médiatique, de défoulement tout court d’ailleurs, trop d’irrationnel. L’anti-sarkozysme vire à la catharsis.
Jeudi soir, voyant lors de l’émission « des paroles et des actes », ce fat d’Hollande déjà tout boursoufflé de satisfaction, si imbu de lui-même avec ses blagues carambar, qui ne dit rien, se défile, pontifie, nous la joue « mitterrandien » mais qui, entre le talent et la posture de Mitterrand, faute d'envergure, a choisi la deuxième, oui en regardant ce social traite, j’ai pensé que l’on ne pouvait pas laisser la France au lobby Flanbyste.

J’en ai assez du lynchage de Nicolas sarkozy, de cette sainte alliance qui part des vierges effarouchées chiraquiennes Raffarin / de Villepin, en passant par les centristes à la molle entre jambe, par les sociaux libéraux, puis par la catastrophe pour l’écologie Eva Joly pour finir chez les croisés de Sainte faucille et Saint Marteau.
Oui, Nicolas Sarkozy a déçu la droite et les Français comme Mitterrand a déçu la gauche et les Français en son temps. Oui, ce ne sera pas un quinquennat de référence, oui sa manière de gouverner est très discutable, sa personnalité est par certains cotés détestable, oui il a commis de nombreuses erreurs, oui il a fait plus souvent du spectacle et de la communication que de la politique, oui il n’a pas tenu toutes ses promesses, oui il a menti et traduit dans ses actes parfois l'inverse de ses paroles mais cette lapidation en place publique du Président Sarkozy m’insupporte. 

J'ai passé tout récemment dix jours dans un pays où les régions et les citoyens sont surendettés, où le chômage atteint 24% de la population et près d’un jeune sur deux chez les 18 / 25 ans. Ce pays, c’est l’Espagne après sept années de gestion socialiste.
Alors, effectivement à la lecture de tels résultats, nous pouvons donner raison à tous les excités de la rose et du drapeau rouge. A coté de Zapatero, Sarkozy, c’est vraiment un nain.
CD


Les boules (puantes) de DSK s'invitent au deuxième tour.


Chacun se souvient du Sofitel de New York, des témoignages de femmes de chambre ou journalistes sur le comportement de DSK à leur égard, de Tristane Banon, du Carlton de Lille. 
Si DSK avait une once de décence, cet ex-éléphant du PS passerait aujourd'hui par des trous de souris et se tiendrait reclus dans un monastère cistercien du coté de Tolède pour y expier ses fautes. Mais non, DSK nous refait, entre les deux tours de la présidentielle, une poussée d'hormones. Le printemps peut être? Bref, le voilà qui s'embarque dans une théorie du complot, qui risque moins d'ailleurs de desservir Sarkozy que François Hollande. Peu importe, ce que ce cerveau malade cherche à faire aujourd'hui. Peut être tout simplement, entretient-il ses illusions en pensant pouvoir continuer d'exister  encore un peu  politiquement dans ces présidentielles.

Cependant, cette épisode d'entre deux tours, a au moins une vertu et c'est bien la seule. Celle de nous rappeler l’irresponsabilité du Parti Socialiste et de tous ceux qui soutenaient DSK, voyant en lui le plus sûr moyen de battre à plate couture, le si honni Sarkozy. Ils étaient en toute connaissance de cause, prêt à prendre pour champion et à porter à la tête de la France, un individu esclave de ses pulsions. 

A gauche, l'attrait du pouvoir serait-il supérieur à l'exigence morale? Ils ont bonne mine aujourd'hui, nos éternels donneurs de leçon.

CD