samedi 31 août 2013

Carte postale (13): Totalitarisme doux


Mes chers Compatriotes, depuis que nous vivons sous le règne de Fanfan la teinture, ne sommes nous pas censés couler des jours heureux dans la plus parfaite des démocraties,  dirigée par les plus sourcilleux chiens de garde de toutes les libertés collectives et individuelles? Tout l’aréopage qui grouille autour de notre admiré et aimé Président et dans les couloirs d'un pouvoir, phare avancé de la conquête de lendemains toujours plus justes et de grand soir du progrès des consciences, n'est-il pas constitué uniquement de belles âmes, de justes autoproclamés et d'indignés professionnels ? C'est en tout cas le roman de quatre sous que nous écrivent dans la bibliothèque rose, une presse et des médias serviles, attirés par les faveurs du pouvoir, par ses petits fours et son champagne.

La réalité est toute autre, pourvu que l'on se donne la peine de regarder un peu derrière la vitrine. Ce pouvoir qui dans toute démocratie digne de ce nom aurait été révoqué au bout d'un an par le peuple français (si on lui donnait la parole plus souvent que tous les cinq ans), pour trahison de ses engagements électoraux, ce pouvoir disais-je réduit chaque jour un peu plus des libertés fondamentales comme celle de manifester ou de s'exprimer dans la rue.
Après avoir emprisonné pendant trois semaines pour délit d'opinion Nicolas Bernard Buss (mandat de dépôt immédiat après comparution, alors que les racailles sortent, elles, en sifflotant des tribunaux, merci Christiane) qui commit l'outrage de manifester devant les locaux de M6 pendant que Caramel 1er causait dans le poste, c'est aujourd'hui la marche des Veilleurs dans Paris et leur rassemblement qui sont interdits.
Aveuglé par l'idéologie, auto-persuadé d'être le camp du bien, le pouvoir socialiste enferme chaque jour davantage les Français dans un totalitarisme doux. 
Jusqu'à quand ?

Manu ad ferum
CD 
Nicolas Bernard Buss faisant l'apprentissage de la démocratie socialiste

mercredi 28 août 2013

Disparition d'Hélie de Saint Marc, la mort d'un grand Français.

Hélie Denoix de Saint Marc

Mes chers Compatriotes, la France vient de perdre l'un de ses plus valeureux soldat et patriote. Peu de chance que ce gouvernement digne descendant des porteurs de valises ne lui rende le moindre hommage. 
Je vous propose à la lecture celui que Jean Sevilla lui a rendu sur le site Boulevard Voltaire.

"Nous le savions lentement aspiré par l’âge et la maladie, mais comme les vieux chênes, tant qu’il vivait et durait, il était là. Et puis est venu ce matin d’été où Hélie de Saint Marc est parti, et nous sommes nombreux, si nombreux, à être tristes. Et pourtant il n’aurait pas aimé notre tristesse, lui qui avait appris à surmonter les épreuves, toutes les épreuves que la vie lui avait infligées.
Quelle image retenir de lui, tant elles se bousculent dans la mémoire ? Enfance bordelaise et périgourdine, milieu de hobereaux désargentés. Sur une cheminée de la demeure familiale trône un buste de Marie-Antoinette. Le père, avocat, lit Charles Maurras mais veille, en 1942, à saluer dans les rues de Bordeaux les passants qui portent l’étoile jaune. Déjà un héritage de fidélité et d’esprit rebelle. Le jeune Hélie est membre d’un réseau de Résistance. En 1943, cherchant à rejoindre les forces combattantes d’Afrique du Nord, il est dénoncé, arrêté. Prison, Compiègne, Buchenwald, puis le camp satellite de Langenstein… Saint Marc en réchappe grâce à un communiste letton qui l’a pris sous sa protection. Quand il est libéré par les Américains, il pèse 42 kilos et ne se rappelle plus son nom.
Ayant frôlé la mort, il n’a plus peur. À 23 ans, il est élève à Saint-Cyr. Avec la Légion, ce sont ensuite deux séjours en Indochine, et cette scène qui le hantera jusqu’à la fin de ses jours : sur ordre du commandement, au cours d’une opération de repli à la frontière de Chine, il devra abandonner des villageois qui avaient fait confiance à l’armée française.
Ce sera ensuite la guerre en Algérie, sous la direction du général Massu, puis le putsch de 1961 dans lequel, commandant par intérim du 1er REP, il entraîne son régiment. Lors de son procès, le soldat perdu expliquera n’avoir pas voulu revivre ce qu’il avait subi en Indochine : trahir la parole donnée.
Condamné à dix ans de réclusion criminelle, gracié en 1966, il entame une carrière civile et mène enfin une vie de famille. Deux décennies d’activité professionnelle où il ressemble – en apparence – à un cadre tel que l’industrie française en emploie des milliers, mais où il mûrit en réalité une réflexion qui s’exprimera, à partir des années 1990, dans ses livres et ses conférences. Témoin et acteur d’événements tragiques, Hélie de Saint Marc devient alors un personnage public, qui raconte et commente ce qu’il a vu. Mais il ne le fait pas comme un ancien combattant ; soit dit avec le respect qu’on doit aux anciens combattants…
Ancien déporté, ancien officier ayant servi dans des guerres perdues, ancien prisonnier, ancien proscrit, Hélie de Saint Marc, quand il se racontait, ne ressassait pas ses malheurs. Au contraire, sans renier ses engagements, il sublimait sa propre histoire, parvenant à une sagesse lucide sur la destinée humaine. Ceux qui avaient l’honneur d’être reçus par lui, à Lyon ou à l’ombre de ses oliviers, dans la Drôme, le constataient : le présent et l’avenir le passionnaient plus encore que le passé.
La foi, la fidélité, l’honneur, le patriotisme, le courage, le don de soi, le service, telles étaient les valeurs qu’il prêchait, avec son profond regard et sa voix sûre, mais calme. « Il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine », écrivait-il dans sa Lettre à un jeune de vingt ans. Adieu donc, cher Hélie de Saint Marc, à la douce pitié de Dieu. Vous aussi, à votre manière, vous étiez un Veilleur.
Jean Sevilla

vendredi 23 août 2013

Carte postale (12): l'étonné nouveau par Philippe Muray

Philippe Muray

Mes chers Compatriotes, entre un aligot à Saint Flour, un tripoux à Rodez, des boles de picolate à Port Vendres et des séances de préparation à un marathon automnal (la gageure étant de faire en sorte que les premiers ne viennent pas trop pénaliser les secondes), je m'abandonne chaque jour que Dieu fait durant mon doux périple dans notre cher vieux et beau pays à de saines lectures. 
Les fidèles lecteurs de ce blog savent que pour moi Philippe Muray est un maître à penser et ses écrits un manuel de survie intellectuelle dans une France livrée pour quatre longues années encore à une forte poussée de "modernité" qui se traduit entre autres dans les faits par une "Taubirate" aigüe,  si d'ici là, des forces qui ne se sont pas encore exprimées ne tonnent pas...
Publiée le 6 février 2005 dans le journal "La Montagne" cette chronique intitulée "L'étonné nouveau" n'a pas pris une ride et elle apportera un réconfort intellectuel à celles et ceux qui comme moi pensent que plus vite se refermera la parenthèse d' Hollande et ses Cruchots, mieux ce sera.
 
"L'étonné nouveau

Il y a une nouvelle innocence, une nouvelle forme de candeur, une manière moderne de s'étonner que tout ne soit pas encore tout à fait moderne, complètement moderne, moderne à cent pour cent, et plus si affinités. 
Il y a une expression de cet étonnement. Elle consiste à tomber des nues, à chuter verbalement de l'armoire ou de tout ce qu'on voudra, en entendant quelqu'un proférer encore l'un ou l'autre  des mille jugements, sentiments ou façons de voir qui furent considérés comme des banalités de base pendant des siècles et des siècles. Et qui, pour l'étonné moderne ne sont plus du tout des banalités de base mais des énormités voire des abominations, au mieux des signes de confusion mentale. Ainsi commence le nouveau millénaire : par un renversement des étonnements.
L’étonné nouveau 
Ces derniers jours, dans un grand quotidien national comme on dit, on pouvait découvrir le portrait d'un comédien qui eut très jeune son heure de gloire avant de plonger dans l'oubli. L’exercice du portrait journalistique est un art en plein essor : quelques confidences autour d'un verre, des détails d'ambiance, deux ou trois indications physiques et biographiques, des propos notés au vol, et le portrait est tiré, il ne reste plus qu'à la croire. Dans ce portrait-ci, plutôt compatissant d'ailleurs car le "sujet" en question, un quinquagénaire crépusculaire, engendrait la mélancolie qui incite à la sympathie,  on finissait tout de même par remarquer que le portaituré disait "des horreurs" par dessus sa salade verte, et surtout qu'il "s’emmêlait les pinceaux" dans des "propos confus" .Et comment s’emmêlait - il les pinceaux? En prétendant que, pour les enfants, "deux mamans ce n'est pas possible, qu'il faut un père".    
En effet. On ne saurait davantage s'emmêler les pinceaux qu'en répétant l'un de ces truismes qui remontent à la plus haute Antiquité. Ce n'est pas d'ailleurs qu'il remonte à la plus haute Antiquité qui rend ce truisme plus respectable pour autant ; mais enfin, celui ci a au moins pour lui les évidences de la nature et les affirmations de la Bible. On peut être contre, bien sûr, contre la nature ou contre la Bible et même contre la nature et la Bible en même temps, mais alors ça fait beaucoup. Et il y aussi la psychanalyse, qui ne dit pas autre chose que la nature ou la Bible quand elle parle "d'ordre  symbolique" c'est à dire du père et de la mère nécessaires. Mais l'étonné nouveau se moque éperdument de la Bible comme de la nature ou de la psychanalyse, ces machins obsolètes. Ou plutôt, il s'étonne que quiconque puisse encore y faire référence et même allusion. C'est qu'il n'est pas né d'hier l'étonné nouveau,; il est né d’aujourd’hui ; et il ne comprend même plus ce qui s'est passé hier, ni ce qu'on y a pensé ni ce qu'on ait pu y penser.  Qu'on y ait pensé quelque chose d'autre que ce qu'il ne pense pas le jette dans des stupéfactions sincères. "Comment peut on être pensant" , se demanderait -il s'il se souvenait de Montesquieu. Il ne s'en souvient pas, il ne se souvient de rien. Il est trop occupé à s'étonner que l'on puisse encore penser comme avant lui. Cette pensée si bizarre, si exotique, si ringarde (cette pensée biblique , psychanalytique ou tout bonnement et banalement naturelle), cette pensée tout court, cette pensée humaine, il la nomme "emmêlage de pinceaux". Il pourrait aussi bien parler de "songeries nébuleuses" ou de "divagation" .
Pour l'étonné nouveau on divague lorsqu'on s'imagine encore qu'il faut un père et une mère à un enfant. On déraille lorsqu'on constate qu'au mois de Janvier succède le mois de Février. On est aux trois-quarts fou, en tout cas très perturbé, si on soutient que deux et deux font toujours quatre. Ou que les roues ne sont pas carrées. On s'emmêle les pinceaux. On pédale dans la semoule. On confond tout. La confusion pour l'étonné nouveau, c'est de ne pas être encore dans la nouvelle confusion, de ne pas y nager  comme un poisson dans l'eau, et de la nommer par exemple confusion comme s'il pouvait y avoir autre chose. La confusion c'est de ne pas soi-même se confondre encore tout à fait avec la confusion qui est devenue la nouvelle clarté. L'étonné nouveau est un personnage nouveau de la nouvelle comédie de la vie. Il n'a plus rien de transgressif ou d'agressif ni de revendicatif. 
Rien de provocateur non plus. La seule chose étonnante c'est que l'étonné nouveau ait encore des occasions d'étonnement. Il n'en aura bientôt plus. Car demain tout le monde pensera comme lui, c'est à dire non-pensera. Il ne sera plus alors l'étonné nouveau, il sera le nouveau. Tout court,. Il l'est déjà."

Philippe Muray   

lundi 19 août 2013

Carte postale (11): Hollande (Houbron) Démission


Mes chers Compatriotes, la médiocre politique provocatrice menée par le gouvernement Hollande depuis son installation aura eu au moins la vertu de réveiller toute une partie de la France, celle qui depuis plusieurs décennies sans rechigner, acceptait tout ou presque. Et bien grâce à Fanfan la Teinture, s'en est terminé .  

La France "bien élevée" chère à Gabrielle Cluzel multiplie les initiatives, de la marche des "veilleurs" sur laquelle je reviendrai en passant par cette banderole aérienne qui flotte au dessus des cotes atlantiques en narguant le gouvernement depuis bientôt 10 jours. Je ne sais pas grand chose de ces zigs là qui défendent une cause qui me parait salutaire et qui sont issus de la mouvance "Manif pour tous" ce qui leur vaut toute ma sympathie. 
Sur leur site http://hollande-demission.fr/  ils se définissent ainsi : "Hollande Démission" est une initiative d'une petite équipe d'une dizaine de personnes. Nous ne sommes affiliés à aucun parti politique. Nous luttons pour le bien commun et pour la survie de la France.
Cela ne vous rappelle rien ? Et puis sans le connaitre, je me sens quelques affinités, le coté "franc tireur" sans doute, avec le pilote de cet avion, qui a décidé de parcourir les plages de l'atlantique cet été en tirant derrière son aéroplane une banderole faisant la publicité d'un site dont le succès grandit chaque jour un peu plus. 
Une idée qui a peut être inspiré le riverain de la rue Caron (voir Carte postale 7) mais qui, si l'on s'y emploie, devrait faire flores à la rentrée dans Bihorel redevenu libre !
Houbron démission, c'est aussi urgent qu'Hollande...

Manu ad ferum
CD


jeudi 15 août 2013

Carte postale (10): Assomption

La Chaise Dieu - 15 août 2013


Vézelay, Sion Vaudémont ou La Chaise Dieu, nombreux sont les lieux en France, parfois anonymes, où souffle l'Esprit comme l'écrivait Maurice Barrès. Ce matin, c'est une partie de la "France bien élevée" selon l'expression de Gabrielle Cluzel, qui s'était rassemblée dans l'Abbaye Saint Robert pour y célébrer l'Assomption de la Vierge Marie, loin des territoires colonisés par les "sensibles".


Abbaye Saint Robert (La Chaise Dieu) 15 août 2013 : adoration avant la messe

mardi 13 août 2013

Carte postale (9): deux pour le prix d'une !


François Mitterrand disait que l'on avait tout essayé contre le chômage et bien, mes chers Compatriotes, il se trompait !
Jean Marc Ayrault a trouvé LA solution en interprétant une ode à Sainte Croissance pour inverser la courbe du chômage d'ici décembre 2013.

D'ailleurs, les résultats ne se sont pas fait attendre...

mercredi 7 août 2013

Carte postale (8) - Et si notre avenir ressemblait à Detroit ?


Par Joris Karl

La ville de Détroit a franchi une nouvelle étape dramatique il y a quelques jours. Maintenant, elle est officiellement en faillite. Dans les médias de grande audience, donc de grande influence, nous ne trouvons pas trace de quelconque rappel historique honnête.
Personne à notre connaissance n’a relevé l’étrange histoire arrivée à cette métropole jadis triomphante, l’ancienne capitale mondiale de l’automobile… où, en 2013, une grande partie des citoyens sont sans voiture ! Sans doute parce que ce n’est pas politiquement correct. Au sens strict. Sans doute parce que l’histoire de Détroit, ville fondée par les Français, en plus, pourrait inquiéter nos téléspectateurs.
Il y a de quoi.
Parce qu’en réalité, tout est né d’une gigantesque émeute raciale. Comme celle qui nous pend au nez un de ces quatre. Ce « Big One », Détroit l’a vécu en 1967, deux ans après L.A. Le basculement démographique avait déjà lentement commencé à cette époque. Ce fut la goutte de feu qui fit déborder le volcan. « La grande émeute, ça a été le tournant pour la ville. Les Blancs ont commencé à fuir. La majorité d’entre eux. Et ne sont plus jamais revenus », explique Rachel Grady, coauteur du documentaire Detropia.
« On est passé d’une ville habitée à 84 % par des Blancs en 1950 à une ville habitée par des Noirs à 83 % en 2010 », explique Dylan Matthews, dans le Washington Post du 27 juillet dernier. C’est clair, c’est net. Il y a eu un grand remplacement. Et ça s’est très mal passé !
La nouvelle population majoritaire, afro-américaine, a logiquement fini par prendre le pouvoir, avec un maire fou à lier, le « grand mother fucker in charge », comme aimait à se qualifier Coleman Young, élu en 1973 ! La ville est devenue toujours plus sale, toujours plus violente. La police a peu à peu laissé le terrain aux voyous. Ses effectifs ayant diminué de 40 % ces dix dernières années, elle ne résout plus que 10 % des crimes et il faut compter une moyenne de 58 minutes pour une réaction de la police si vous l’appelez !
Sur son blog The Economic Collapse , Michael Snyder donne tous ces chiffres effrayants : la ville qui en 1960 se targuait d’offrir le plus haut revenu par tête de l’ensemble des États-Unis est maintenant endettée à hauteur de 20 milliards, soit 25.000 dollars par habitant.
Près de 78.000 maisons sont abandonnées dans une ville qui ne compte plus que 700.000 âmes contre 1,8 million à la grande époque !



Près d’un tiers de l’agglomération est en ruine, dont l’ancienne gare centrale, vestige impressionnant de cette décadence. 47 % des habitants sont illettrés et plus de 50 % au chômage… Anecdotique mais utile pour les dealers, 40 % des lampadaires ne fonctionnent plus.
La situation de Détroit vous rappelle peut-être vaguement quelque chose. Oui, car il est bien possible que dans ce coin d’Amérique, jadis prospère, les gens aient vécu notre avenir…