mercredi 30 septembre 2015

Allemagne : des réfugiés chrétiens persécutés par des musulmans «Là où nous sommes règne la charia»



Par Caroline Bruneau du  journal Causeur

Les premières répliques du séisme migratoire qui secoue actuellement l’Europe se font sentir. Et on peine à y croire. Des réfugiés fuient aujourd’hui l’Allemagne, pour échapper aux mêmes persécutions que celles qui les avaient poussés à quitter leur pays d’origine.
En Bavière, en Saxe ou dans le Brandebourg, les témoignages s’accumulent. De nombreux réfugiés chrétiens en provenance de Syrie, d’Irak ou du Kurdistan subissent intimidations et agressions de la part de réfugiés musulmans. Dans plusieurs centres d’accueil mis en place par les autorités locales, la charia s’applique et les chrétiens – minoritaires – sont victimes de brimades.
Le pasteur luthérien de l’église de la Trinité de Berlin-Steglitz (sud de Berlin) Gottfried Martens témoigne de la situation très précaire des chrétiens dans l’édition dominicale du quotidien berlinois Die Welt du 27 septembre : « Les musulmans très croyants répandent dans les foyers l’idée suivante : là où nous sommes règne la charia. » Et ceux qui souffrent le plus sont les musulmans convertis au christianisme : « Ceux-là ont 100% de chance d’être agressés », précise le pasteur.
La situation n’est pas récente : l’hebdomadaire Die Zeit s’est lui aussi fait l’écho d’agressions et d’une ambiance délétère dans les foyers de réfugiés dès juillet 2014. Voilà plus d’un an, donc, que les autorités allemandes sont conscientes des dangers qui menacent les réfugiés chrétiens. « Il y a une ambiance d’intimidation et d’hostilité envers les chrétiens », explique le prêtre maronite de Francfort Gaby Magea. L’accès aux cuisines communes est restreint pour les chrétiens, traités de « porcs » par certains musulmans, et leurs enfants sont agressés.
La solution proposée par les autorités locales ? Une ségrégation des réfugiés selon leur religion, y compris entre musulmans chiites et sunnites, qui ont importé pour certains leurs conflits sur le sol allemand. Outre-Rhin, des voix s’y opposent, au nom justement de l’asile, et prônent la distribution d’une charte fondamentale des valeurs allemandes, telles que l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté d’opinion ou de religion. Mais sans beaucoup d’espoir que les migrants y adhèrent, comme l’explique dans le quotidien berlinois Max Klingberg, qui travaille depuis 15 ans pour la Société internationale des droits de l’homme : « La situation va empirer, prévient-il. Les agressions sont le plus souvent le fait des Pakistanais et des Afghans, ils sont encore plus islamistes que les Syriens. » Pour lui, l’aveuglement n’est plus de mise : « Il faut arrêter de croire que tous les réfugiés sont des défenseurs des droits de l’homme. Parmi ceux qui arrivent, une portion non négligeable a des croyances d’une intensité équivalente à celle des frères musulmans. » Rien d’étonnant à ce que les témoignages recueillis en Allemagne, au sein même de foyers de réfugiés, se rapprochent de propos tenus par l’Etat islamique.
Les foyers sont désormais devenus des lieux de violence religieuse, et l’Allemagne ne peut plus l’ignorer. A Suhl, en Thuringe (centre du pays), une cinquantaine de demandeurs d’asile sunnites ont organisé ce que le mensuel bavarois Bayern Kurier (édité par le parti conservateur CSU) décrit comme « une chasse à l’homme » contre un Afghan qui avait déchiré des pages du Coran. Dix-sept personnes, donc six policiers, ont été blessées dans l’émeute qu’ils ont provoquée. L’hebdomadaire de gauche Der Spiegel, qui a consacré à cette émeute un article sur son site web, n’a pour sa part pas indiqué la raison de cette flambée de violence.
S’agit-il pour le journal d’entretenir encore un peu l’illusion, alors que l’Allemagne attend désormais près d’1 million de réfugiés d’ici la fin de l’année ? Sur les six premiers mois de 2015, 20% seulement étaient Syriens, 5,2% Irakiens, les autres provenant surtout du Kosovo et d’Albanie (17 et 13%). En 2014, le pays à accueilli deux fois et demi plus de musulmans que de chrétiens. Ces derniers ont donc été rattrapés par la peur. En Allemagne, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer d’être hébergés au sein des églises locales. Mais pour certains, l’aide arrive trop tard. Une famille de chrétiens d’Irak a préféré rentrer à Mossoul : des islamistes présents dans leur foyer, à Geissen, les avaient menacés de les tuer et de « boire leur sang » s’ils ne partaient pas, rapporte Die Welt. Et ce départ est sans retour : tout réfugié qui quitte le pays doit s’engager à ne pas demander l’asile une deuxième fois.

dimanche 27 septembre 2015

Conseil Municipal

Freluquet et bernique

Conseil municipal, mercredi 30 septembre à 19h00, lieu habituel

Grâce aux liens ci dessous, vous pourrez accéder aux documents habituels. Une recommandation, le CLECT (commission locale d'évaluation des transferts de charges des communes vers la métropole) CLECT données individuelles, document à la lecture ardue et fastidieuse.

CD

mardi 22 septembre 2015

Poursuivi pour « provocation à la haine », Eric Zemmour a été relaxé


selon le site de Valeurs Actuelles
 
Non coupable. Poursuivi pour « provocation à la haine » et « diffamation raciale » pour des propos tenus sur RTL en mai 2014, Eric Zemmour a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel de Paris qui a estimé que ces déclarations ne visaient pas des communautés dans leur ensemble.
« Je ne suis pas assistante sociale, mon métier n’est pas de savoir si je vais faire de la peine à untel ou untel. Mon métier, c’est dire la vérité » a déclaré Eric Zemmour, lors de son audience devant le parquet de Paris le 24 juin dernier.
5 000 euros avait été requis contre Eric Zemmour pour avoir stigmatisé les populations immigrées
Le journaliste et écrivain était poursuivi pour « provocation à la haine » et « diffamation raciale » pour avoir déclaré sur RTL le 6 mai 2014 que « Les Normands, les Huns, les Arabes, les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacés par les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent. »
Des propos jugés « sans nuances » par le procureur de Paris, qui « stigmatisent » les populations immigrées. Le parquet avait alors requis 5 000 euros d’amende pour le journaliste, ainsi que 3 000 euros d’amende avec sursis pour RTL, poursuivie pour la diffusion de la chronique d’Eric Zemmour.
Des propos qui ne visaient pas l’ensemble des communautés selon le tribunal correctionnel
Le journaliste s’était pourtant défendu en expliquant avoir basé ses propos sur des témoignages et avait mis en avant sa liberté d’expression : « si on ne fait pas ça, on ne peut plus travailler » avait argué le polémiste qui estimait être victime d’un « procès profondément politique ».
Le tribunal correctionnel de Paris a pourtant estimé ce mardi 22 septembre qu’il n’y avait pas de stigmatisation à proprement parler : « aussi excessifs, choquants ou provocants que ces propos puissent paraître », ils ne faisaient référence « qu’à une fraction des communautés visées et non à celles-ci dans leur ensemble ». L’avocat d’Eric Zemmour a indiqué n’avoir pas douté de cette relaxe, estimant que les poursuites « n’étaient pas juridiquement fondées ».

samedi 19 septembre 2015

Bihorel: journées du patrimoine


J'ai eu beau chercher dans "L'agenda" de Bihorel des manifestations diverses, je n'y ai rien trouvé concernant les journées du patrimoine. J'ai alors cru à un simple oubli typographique et pensé que notre adjoint à la culture qui laissera dans ce domaine une trace plutôt semblable à celle de Fleur Pellerin qu'à celle de Malraux, nous avait concocté sur le terrain moult animations. 
C'était donc l'occasion, ai-je naïvement imaginé, d'aller visiter l'une des plus vieilles bâtisses encore debout de Bihorel, nommée maison "Bompard" et sise près de la mairie depuis près d'un siècle et demi et semblant pouvoir résister au moins encore autant aux affres du temps. 
Bien sûr, je plaisante. Je sais que le mois d'aôut fut tout aussi fatal à cette demeure qu'elle le fut à l'expérience de la ferme des Bouillons. Je l'ai déjà écrit ici, rien n'est plus dangereux pour ce type de dossier que la période estivale. C'est en effet (presque) en catimini que bulldozers et pelleteuses ont rempli leur office et aujourd'hui c'est un terrain éventré que l'on trouve avant qu'un binôme architecte / promoteur ne vienne y poser un étron comme ce genre de duo sait en déposer, long comme des cordes de marine un peu partout en France et cela par la grâce en ce qui concerne Bihorel du PLU imposé par le freluquet et ses berniques.


Vous allez me trouver injuste et penser que j'ai un marteau à la place du cerveau pour taper continuellement et de cette manière sur notre maire pour tous, même si vous pensez comme moi, mes chers Compatriotes, qu'il a une tête de clou.
Vous avez raison, je suis injuste. Si notre maire pour tous est le démolisseur de ce qu'il reste de patrimoine à Bihorel, il n'en est pas moins le bâtisseur du patrimoine de demain et c'est pour cette raison que je me suis intéressé à la résidence Gauguin bâtie rue Eugène Lecoq sur le "Montmartre rouennais", enfin c'est ce que vantait la publicité du promoteur, qui sans doute voyait dans le Sacré Coeur parisien une réplique du château d'eau (jouxtant la résidence) orné de relais 4G comme autant de chimères d'un édifice religieux. 
Ce qui frappe au premier coup d'oeil, c'est la noblesse des matériaux utilisés (béton) puis la beauté de la charpente en forme de coquille de bateau renversée que n'auraient pas reniée les bâtisseurs de nos cathédrales (je plaisante). Enfin lorsque l'on considère l'ensemble, ce qui vous sidère, c'est l'audace de l’architecture elle même; une grande fenêtre / une porte / une porte / une grande fenêtre et ainsi de suite. Cela vous a un coté cité ouvrière du 19ème siècle, faisant ainsi le trait d'union entre ancien et moderne qui laissera sans voix les générations futures...
Finalement, on en déduira que notre maire pour tous est bien meilleur démolisseur que bâtisseur, ce qui pour le fossoyeur de Bihorel parait assez logique. 
Rien cette année à Bihorel pour les journées du patrimoine et avec la marque que laisseront les trois mandats de notre maire pour tous, vraisemblablement, mes chers Compatriotes, plus rien pendant plusieurs décennies. Décidément, cet homme n'aime pas Bihorel.
CD

lundi 14 septembre 2015

Angela Merkel, merci pour vos maladresses !

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Les "humanistes" sont des dangers publics, quand ils ne voient pas plus loin que leurs psychés. Lorsqu’ils se mêlent de diriger des pays, voire l’Union européenne elle-même, ils montrent leur inconsistance en se révélant incapables de prévoir les conséquences de leurs élans compassionnels. L’ahurissante légèreté Angela Merkel, qui a ouvert ses frontières aux "migrants" sous les hourras des belles âmes, restera probablement comme l’aboutissement de la régression politique réduite aux pulsions émotives. La décision de la chancelière, ce week-end, de rétablir le contrôle aux frontières de son pays soudainement envahi signe sans doute la fin des utopies sur l’accueil pour tous, dont elle était devenue l’étendard. Elle justifie sa volte-face par le fait que Schengen a démontré qu’il ne maîtrisait pas l’immigration et laissait passer, à côté des réfugiés politiques, beaucoup de faussaires. Mais cette situation, décrite ici depuis le début, est connue de tous depuis toujours. Elle  n’est d’ailleurs pas un obstacle pour la France, qui se flatte d’accueillir et de prendre en charge des "réfugiés" dont rien ne dit qu’ils le sont tous.  Il suffit de relire les dithyrambes de la presse française pour se désoler de la capitulation de l’esprit critique dans une large partie de la profession. "L’incroyable madame Merkel", "La dame de cœur", "le futur prix Nobel de la paix", auront été quelques-uns des lauriers tressés par le camp du Bien, dans un manichéisme  réservant aux pays récalcitrants, et singulièrement au président hongrois Viktor Orban, toutes les réprobations morales.

Disons les choses comme elles se présentent : le revirement allemand couvre de ridicule les sermonneurs qui ont semé la tempête migratoire. Le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, qui entend faire de la "pédagogie" pour expliquer sa politique d’accueil, ne peut que s’enliser dans une propagande irréfléchie qui n’a évidemment pas le soutien de l’opinion. Incapable idéologiquement de concevoir la moindre vertu aux frontières nationales, il parle d’ouvrir en Grèce, en Italie et en Hongrie des "hot spots", en collaboration avec l’Union européenne. Mais cette dernière se dévoile, avec l’Allemagne immature et la France suiveuse, comme autant de dangers pour l’Europe, fragilisée par quarante ans d’immigration de peuplement et de multiculturalisme imposé. Le cynisme mercantile du président du Medef, Pierre Gattaz, qui salue une "opportunité" dans l’arrivée d’une main d’oeuvre docile, est une autre agression pour les Français soucieux de préserver la cohésion de leur nation ouverte. En réalité, l’effet de cet excès de xénophilie est, dès à présent, de replacer au cœur du débat public des sujets évacués : l’immigration, le retour aux frontières, la préférence nationale, l’expulsion effective des migrants économiques et des clandestins. Sans parler de la faillite des partis politiques et de l’Union européenne elle-même. Dans le fond, merci Angela Merkel pour tant de maladresses !

mardi 8 septembre 2015

Fait divers



Le ravi de la Corrèze causait hier dans le poste. Mis à part le microcosme politico-médiatique, comme l'appelait Raymond Barre, les Français s'en fichaient pas mal. La politique d'Hollande, ils la vivent au quotidien, alors pas la peine en plus de s'infliger deux heures de niaiseries. 
Personnellement, hier matin j'ai passé mon nez par la fenêtre et regardé d'où venait le vent. Cela m'a indiqué l'orientation de la politique du résident de l’Élysée, enfin au moins pour les quelques heures qui suivaient...
CD

Nicolas Dupont-Aignan invité de France Info

dimanche 6 septembre 2015

La bonne nouvelle de la rentrée


Ah, mes chers Compatriotes, peu de raisons de se réjouir de rentrer à Bihorel en ce début septembre. Surtout que voyez-vous, voici encore une poignée de jours, je passais mes soirées invité à bord d'un 17 mètres, 3 ponts amarré dans un port de la grande bleue à disserter sur les vertus du Banyuls (verre en main) avec quelques compères joyeux du godet. 
Non, vraiment entre l'affaire de la ferme des Bouillons, la maison Bompard détruite (j'y reviendrai bientôt, ici même), un Pape qui joue les people en se rendant chez l'Afflelou italien, de bonnes âmes de plus en plus enthousiastes à se faire remplacer et la perspective d'une conférence de presse de Fanfan la teinture, rien ne pouvait m'apporter un réconfort moral si minime fut-il, d'être rentré.

La bonne nouvelle est venue, une fois de plus, de là où je ne l'attendais pas. Par un mail envoyé par YMD qui depuis des années (qu'il en soit ici très sincèrement remercié) nous livre périodiquement sa revue de presse locale. C'est ainsi que j'ai appris l'ouverture ce samedi de la boutique d'une coopérative de producteurs locaux de produits frais (565 rue herbeuse à Bois Guillaume), inauguration à laquelle je me suis rendu. Outre, les carottes et les poireaux mis à l'honneur sur les étals, j'ai pu déguster d'excellents morceaux de truites fumées élevées près de Neufchâtel en Bray, des pommes du Pays de Caux et un demi steack (tendre et goûteux) de vache Salers d'un éleveur situé du coté de Saint Valéry en Caux. 
Bien sûr, il faudra veiller à ce que les prix restent sages et que les producteurs locaux de cette boutique n'aient pas tendance comme ceux du marché de la place de l'église à tondre le mouton bobo bihorellais en quête de produits "authentiques" (16 euros le kg de fraises cultivées à Quincampoix ou entre autres exemples 5.90 euros le kg de tomates brayonnes...) car s'il est agréable de court-circuiter les intermédiaires et de payer au juste prix le travail des paysans, il est par contre fort contrariant d'être pris pour des pigeons...
Pour l'instant les prix affichés paraissent raisonnables et je dois vous avouer que cette boutique  installée juste en face du Super U, semble lui faire un joli pied de nez, ce qui n'est pas fait pour me déplaire. Ce que j'avais appelé, voici quelques années " la trilogie du bonheur pour bien vivre à Bihorel" (Super U, Distri Center et Accrosport) voulue par notre maire à tous, aurait-elle trouvé là, un petit caillou dans sa chaussure ? D'ailleurs, sur son compte twitter le freluquet qui s'y est réjoui de " l'installation " à la ferme des Bouillons de la famille Mégard, n'a pas soufflé mot de l'ouverture de la boutique de producteurs locaux rue Herbeuse...Mais cela ne devrait pas tarder car je sais cet arriviste fidèle lecteur de ce blog et qu'en période électorale, il est capable de se féliciter de tout et de son contraire.

Mes chers Compatriotes, en cette rentrée morose, soyons nombreux à remplir nos cabas avec les produits locaux proposés rue Herbeuse.
CD

samedi 5 septembre 2015

Communiqué truffé de fautes : sait-on parler français à l'Elysée ?


FIGAROVOX/HUMEUR - Christian Combaz trouvait déjà que les talents d'improvisation verbale de François Hollande étaient assez douteux. Cette fois, il s'insurge contre la pauvreté et l'incorrection des écrits élyséens même (et surtout) après transcription par son équipe.

 François Hollande ne nous a pas habitués jusqu'ici à une expression particulièrement déliée ni toujours très correcte, mais le communiqué de presse écrit, envoyé à tous les journaux, relatif aux réfugiés de Syrie entrera certainement dans l'histoire. En tout cas je me flatte d'y contribuer. Morceaux choisis et commentés (en italique).


Palais de l'Elysée

Mesdames, messieurs(sic, sans majuscule), j'ai reçu - et c'était la troisième fois - le Premier ministre d'Irlande Enda Kenny, avec lequel j'ai noué des relations d'amitié, avec des participations au Conseil européen qui nous ont rapprochés sur les grandes questions. Nos deux pays sont liés par l'histoire, et à chaque fois qu'il y a eu des épreuves, l'Irlande et la France ce sont toujours retrouvés. Irlande et France au féminin, donc retrouvées.
[...]
Aujourd'hui il y a une épreuve, celle du drame des réfugiés. Une image fait le tour du monde. Elle suscite une émotion, elle est partagée. Un enfant qui est retrouvé noyé sur une plage en Turquie parce que sa famille voulait rejoindre la Grèce et donc l'Europe. C'est une tragédie, mais c'est aussi une interpellation à l'égard de la conscience européenne. (Ou le Président vient de lire Christine Angot, ou il essaie d'imiter le relâchement général pour se rapprocher du peuple, ce qui est un mauvais calcul parce que même le plus obscur conseiller municipal d'un village de cent habitants aurait écrit «nous sommes témoins d'une situation qui nous serre le coeur» et non «il y a une épreuve». Quant à une «interpellation à l'égard de», c'est une autre langue que le français.)
[...]
Certaines [familles] ont été accueillies dans les pays voisins qui souffrent eux même.(Sic)
[...]
J'ai également appelé le Président turc ERDOGAN puisque c'est là que c'est passé le drame. (Sic) Ce drame, c'est aussi celui qui peut se produire, encore au moment où je parle, où des familles cherchent à traverser. (Traverser quoi? Où? «Qui peut se produire» n'appelle donc aucun complément?)
[...]
Et j'ai eu avec la chancelière MERKEL depuis déjà plusieurs jours, la volonté de prendre une initiative. (Observons que le président n'a pas pris une initiative, il en a eu la volonté, et depuis plusieurs jours, donc c'est du sérieux). Cette initiative consiste à saisir le Président de la Commission Européenne, le Président du Conseil européen, tous nos partenaires, pour que nous puissions mettre en œuvre une politique d'immigration et d'accueil qui soit digne de ce que nous représentons lorsqu'il s'agit de personnes qui n'ont pas vocation à venir ici et qui soit humaine pour que les réfugiés puissent être, dans la mesure du possible, lorsqu'il n'ont pas d'autre issue, accueillis en Europe. (Voilà une phrase qui restera dans les annales de la vie publique française et servira sans doute à illustrer la confusion d'esprit qui règne en ce moment à l'Elysée, et qui répond à la terreur de devoir dire quelque chose de ferme et de précis devant une situation qui vous dépasse totalement.)
[...]
Je ne voudrais pas que l'on en reste simplement au registre de l'émotion que nous avons d'un enfant de trois ans, son frère à peine plus âgé et puis d'autres familles, celles que nous ne voyons pas. (Au registre de l'émotion que nous avons? Encore bravo. La France de nos pères nous regarde mais, Dieu merci! elle ne nous entend pas.)
[...]
L'Irlande a montré qu'en quelques années elle était capable, alors qu'elle était ce qu'on appelait «sous programme» de connaitre maintenant une croissance et une stabilité. (Pas de tiret, pas d'explication sur ce qu'est le «sous-programme», pas d'accent à «connaître»)
[...]
Nous avons aussi nos deux pays, sur le plan culturel, une volonté commune d'échanger des étudiants (Belle marquise, d'amour vos yeux mourir me font).
[...]
Enfin nous avons abordé trois sujets, je ne serais pas plus long. (Serai, au futur et non au conditionnel)
[...]
J'aurais (idem) l'occasion de m'en entretenir d'ailleurs avec David Cameron.
[...]
Il est donc tout à fait nécessaire d'avoir un mécanisme qui puisse prendre la situation de chaque pays européen et de voir ce qu'il est possible de réserver comme accueil dans ce pays-là, en fonction de ses caractéristiques. (Le président veut sans doute dire «analyser» la situation et non la «prendre», mais que vaut un discours où il est nécessaire d'imaginer, sans cesse, ce que l'orateur veut dire?)
[...]
Enfin, nous avons la responsabilité de régler la question syrienne, et je peux le dire d'autant plus facilement que la France a été toujours à l'initiative. Nous avons la responsabilité de faire en sorte qu'une solution politique puisse être trouvée (Outre la présomption qui consiste à vouloir régler la question syrienne, toujours le style passif de la Présidence, qui consiste à réunir les conditions de l'action sans s'y mêler vraiment. Le lecteur observera qu'il y a dans cette phrase un empilement de trois passivités façon grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf: on jouit d'abord d'un état de responsabilité, en somme on est content d'être aux affaires, mais pour faire quoi? Pour «faire en sorte» qu'une solution «puisse» être trouvée.)
[...]
Nous n'avons pas simplement à tenir des discours, nous avons à prendre des décisions, etc.
(Surtout, pour être franc, des discours comme ceux-là. Le Président nous dit en somme que rien ne vaut les actes, ce qui est sage quand on s'exprime comme cela, mais en politique la parole est un acte aussi, et là, il s'agit en permanence d'un acte manqué.)

En conclusion on peut s'interroger sur la qualité (ou l'intention) de ceux qui ont à relire ce genre de prose avant de l'envoyer. Ou ils sont carrément nuls, ce qui est une éventualité, ou ils font exprès de laisser passer des bourdes pareilles sans la moindre remise en forme pour accabler leur patron. En ce sens on pourrait parler de véritable coup d'état linguistique, ce qui serait une première.

 Christian Combaz

Le compassionnel n'est pas ma tasse de thé

  Nous pourrions chercher ensemble un nouveau style de vie qui rendrait possible la subsistance de 8000 millions d'êtres humains que l'on estime  devoir peupler la planète en l'an 2000.
  Sinon, aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les milliards d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.

Président Boumediene 
(mars 1974).

Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui  égalent en nombre le sable de la mer. elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des Saints et la Ville bien-aimée.
Apocalypse, XXe chant. 


mardi 1 septembre 2015

Les nouveaux sacrifiés de la république




Mes chers Compatriotes, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour tous les petits Français qui faisaient ce matin leur rentrée scolaire. Peut être est-ce dû au fait qu'il y a exactement 50 ans, en 1965, j'entrais en cours préparatoire, classe tenue par Monsieur Guéroult, vieil instituteur à l'époque (il devait bien avoir l'âge que j'ai aujourd'hui...) et qui de septembre 1965 à juin 1966 accomplit sa mission en permettant à la bonne trentaine d'élèves que nous étions alors, de quitter sa classe l'été suivant en sachant lire, écrire et compter.
 
Je parle là, d'une époque que les moins de cinquante ans n'ont pas connue. Depuis les pédagos sont passés par là et seuls ces attardés contestent encore aujourd'hui le lent mais continuel naufrage dont ils portent la responsabilité, de cette belle institution que fut l’école de la république. Je ne reprendrai pas ici la longue liste des arguments qui plaident en leur défaveur (illettrisme galopant, diplômes bradés et démonétisés, histoire de France sabotée, niveau des enseignants en baisse continuelle etc...).
Mais les pédagos ont ceci en commun avec les militaires : lorsqu'ils font fausse route, ils vont de l'avant ! Et, il faut bien reconnaitre qu'avec la réforme de Ballaud Belkassine, ils ont passé la surmultipliée. Je prendrai en guise d'exemple la liste d'objectifs pour la classe de français des 4ème et 3ème : se chercher, se construire ; vivre en société, participer à la société ; regarder le monde, inventer des mondes ; agir sur le monde...

Alors ce matin, oui j'ai une pensée émue pour tous ces enfants, nouveaux sacrifiés de la république égalitariste et socialiste, élèves du CP au cm2, de la sixième à la troisième et de la seconde à la terminale qui après douze années d'études, à l'exception des plus brillants d'entre eux, ne sauront pas grand chose. Douze années pendant lesquelles on les aura déculturés, fait douter de leur identité sexuelle, élevés pour qu'ils deviennent de bons petits soldats du consumérisme promis à une existence de pousse caddie. Désormais, l'école de la république formera des générations qui ne sauront pas d'où elles viennent afin que ceux qui les gouverneront puissent aisément les emmener là où ils l'auront décidé.
Seuls les enfants dont les familles pourront leur transmettre notre héritage culturel et  auront les moyens de les inscrire dans les meilleurs établissements, souvent privés et catholiques, seuls ces enfants là échapperont au désastre éducatif et formeront demain l'élite qui conduira le troupeau issu de l'école de la déculturation et de l'égalitarisme.
Paradoxalement, jamais  la reproduction des élites dénoncée par un Bourdieu qui doit se retourner dans sa tombe, n'aura aussi bien fonctionné. Les pédagos en détruisant l'école du mérite et en créant une école à deux vitesses, se sont tirés une balle dans le pied. Après tout, qui s'en plaindra ?
CD