"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis Ferdinand Céline

mardi 31 mai 2016

Robert Redeker : «Nous n'étions plus à Douaumont mais à la Verdun pride»

Que dirait, s'il revenait du royaume des morts, le soldat inconnu, lui dont le corps fut arraché à la nécropole de Verdun pour être transporté sous l'Arc de Triomphe, des cérémonies à grand spectacle, bruyantes et colorées, supposées commémorer la bataille des batailles? Que penserait-il des discours de François Hollande et d'Angela Merkel? Tiendrait-il cette journée officielle pour un hommage ou bien pour une profanation? 

 Jamais au cours de cet anniversaire n'a été rappelé avec la précision nécessaire qui étaient vraiment ces soldats de Verdun. La plupart étaient des paysans. Beaucoup ne parlaient qu'une de ces langues, si belles, qui poussent très loin leurs racines dans l'histoire de notre pays et qu'un fanatisme criminel veut éradiquer, le breton ou l'occitan. Le paysan sait qu'il appartient à la terre. Ces soldats héroïques savaient ce que c'est que défendre la terre, que défendre le sol. Ils ne concevaient pas la patrie comme un réceptacle de valeurs, mais comme la terre nourricière, la vraie mère d'où ils sont nés. Ils ne sont pas morts pour des idées, contrairement au cliché partout répété, non, ils sont morts pour la France, pour défendre le sol de la patrie, pour protéger ses frontières, ils sont morts avec l'amour de la France au cœur et à l'âme. Le même mot, cœur, dit amour et courage. Ils sont morts dans l'amour et dans le courage.

 Paysans, ils vivaient et mouraient comme si la terre était de la chair. Comme si elle était la chair du pays, de la patrie et de la nation, autant que la leur. S'ils avaient été suffisamment instruits, ils auraient compris le mot de Péguy, tombé à l'ennemi aux premiers jours de la guerre, «la terre charnelle». Ils se seraient rendus compte que la terre pour laquelle ils sacrifièrent leurs jours, la fleur de leur jeunesse, qu'ils défendaient, était leur chair, leur chair à eux, les terreux, terreux avant d'être terriens, les culs-terreux magnifiques. Ils ne le savaient pas, certes. Ils le sentaient. D'instinct. Ne pas rappeler qu'ils ont donné leurs vies pour la France comme terre et comme sol, pour ses frontières, revient à les trahir, à insulter d'ingratitude leur sacrifice.

 Ces cérémonies ont occulté la notion de victoire. Est-il tabou d'en parler? Or, les héros de Verdun, les terreux et les autres, issus d'autres classes sociales que la paysannerie, désiraient ardemment la victoire, versaient leur sang pour elle, qu'ils obtinrent. Sauver la terre de France de la rapacité allemande passait par la victoire à Verdun et sur les autres champs de bataille. Nous vivons dans un pays qui a honte de ses victoires militaires, qui ne veut pas fêter Austerlitz, qui veut commémorer Verdun sans dire qu'il vaincu l'Allemagne! En ces temps de déchirement du tissu national, le souvenir de la victoire aurait dû servir à réveiller la fierté d'être français, à sortir la fierté française du sommeil dans lequel la maladie de la repentance l'a plongé.

 Le totalitarisme stalinien avait l'habitude d'effacer des photographies les protagonistes tombés en disgrâce, décrétés traîtres, quel que soit le rôle historique de premier plan qui a pu être le leur. Au spectacle de ces cérémonies commémoratives, la jeunesse a pu se poser une question à laquelle l'on a refusé de répondre: qui fut le vainqueur de Verdun, à qui attribuer la victoire? Le nom de Philippe Pétain, l'artisan de la victoire a été occulté! En 1917 Pétain n'est pas encore le collaborateur qu'il deviendra en 1940. Entre ces deux dates la République va l'auréoler de gloire. L'honnêteté devant l'histoire (sa compréhension même) exigeait que la mémoire de ce Pétain de la Première guerre mondiale, fût convoquée. En 1966, Charles De Gaulle, l'homme du 18 juin 1940, n'avait-il pas commencé son discours en rendant hommage au «vainqueur de Verdun»?

 Les discours officiels remplacèrent ce qu'il importait de réduire au silence - le soldat et sa vérité, la terre, la paysannerie, les frontières, la victoire - par des généralités moralisatrices sur la guerre et ses horreurs, sans oublier l'amitié entre les peuples. Ces facilités de rhétorique mentent. Ces clichés de dissertation de Sciences Po et d'écoles de journalisme trichent. Les mots d'Angela Merkel concentrent à eux seuls cette tricherie: «Le nom de Verdun est un symbole pour l'inconcevable atrocité et absurdité de la guerre, mais aussi pour les leçons et la réconciliation franco-allemande».

 Il eût fallu organiser, dans un silence de cathédrale, dans un recueillement collectif, des lectures poétiques autour du sacrifice, de la mort généreuse, de la nation et de la patrie. La lecture publique de Péguy y eût été tout indiquée. On préféra autre chose. On opta pour une voie plus conviviale. On osa faire fête de cette commémoration. Une chorégraphie chatoyante zigzagua presque joyeusement entre les tombes. Des ballons furent lâchés. François Hollande s'aventura en un étrange propos: «Verdun est pour la première fois honoré non pour son passé de souffrance mais pour son message d'espérance». Pour galvaniser ce message d'espérance, on transforma la commémoration en un spectacle bariolé, on y insuffla de la gaité! A quoi sert-elle, cette fête? A organiser l'oubli. L'oubli du soldat. L'oubli du pourquoi de son sacrifice.

 Sous la présidence de François Hollande, le soldat inconnu venait de mourir une seconde fois. Nous n'étions plus à Douaumont, nous étions dans la Verdun Pride!

Robert Redeker, le Figaro, 30 mai 2016 





lundi 30 mai 2016

Les cons ça ose tout...


Mes chers Compatriotes, virez Festivus par la porte et il revient par la fenêtre. Nous avions de justesse échappé à un concert "festif" pour commémorer Verdun et bien nous avons eu droit à un "footing" sur les tombes des poilus... 
Validé par l’Élysée, ce spectacle à la J.P. Goude (avec les inévitables artistes de rue, culture bobo de gauche oblige), montre qu'avec Hollande c'est la chienlit partout, même jusqu'au cœur le plus sacré de la nation: Verdun. 

Le summum de l'indécence !
CD 




samedi 28 mai 2016

Les rendez-vous de Béziers


A quelques mois d'une échéance capitale pour une France qui sombre, Robert Menard organise à Béziers pendant trois jours un laboratoire d'idées pour une droite décomplexée, inventive et qui renoue avec ses valeurs afin de proposer une réelle alternative au pays, face à ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans. 
Seront présents outre Robert Menard, Denis Tillinac, Gabrielle Cluzelle, Marion Marechal Le Pen, Patrick Buisson, Renaud Camus, Yves de Kerdrel, Geoffroy Le Jeune, Beatrice Bourges, Ludovine de La Rochère, Xavier Raufer etc....
CD

Robert Ménard : « Oz ta droite ! c’est ose la résistance ! Sois fier d’être français ! » 

extrait d'interview de R. Menard dans Boulevard Voltaire
 
-BV : vous annoncez aujourd’hui Oz ta droite ! Oz ? Kesako ? Ce n’est pas du français…

- RB: ce n’est pas du français, mais c’est très français ! C’est une formule énergique, qui dit clairement les choses. Il ne suffit pas de battre la gauche. Il faut dire que seules des idées de droite peuvent sauver notre peuple du grand remplacement. Aujourd’hui, être de droite, c’est être de France. Oz ta droite !, c’est ose la résistance ! Sois fier d’être français, ne baisse plus la tête devant la gauche et ses interdits.

Pour suivre l’évènement:
 


et dans le Figaro, Denis Tillinac qui est présent à Béziers

jeudi 26 mai 2016

Quand la police républicaine obéit aux ordres des socialistes

Nuit debout contre Veilleurs
 par Eric Brunet / Valeurs Actuelles



Voici deux semaines, dans Valeurs actuelles, je m’étonnais de la complaisance du gouvernement vis-à-vis de Nuit debout. J’observais même que la réponse policière au mouvement des Veilleurs, en 2013, avait été beaucoup plus brutale et immédiate.
Que n’avais-je écrit ? Quelques heures après la parution de mon billet, je reçus une dizaine de protestations. Un journaliste de gauche, un syndicaliste, des Nuit debout… À RMC, un député socialiste (lecteur de Valeurs actuelles, si, si !) m’envoya même une tape moqueuse dans le dos en s’esclaffant : « Alors, Brunet, comme ça, Hollande veut épargner Nuit debout ? Vous êtes en plein délire, mon vieux. » Selon lui, le bras socialiste avait réprimé avec la même vigueur républicaine le mouvement Nuit debout et les Veilleurs de La Manif pour tous. Un partout !
Faux, M. le député. D’abord, le défenseur des droits, Jacques Toubon, saisi par plusieurs avocats dès 2013, vient de juger « disproportionnée » la répression policière contre les Veilleurs, évoquant même un « recours excessif à la force ».
Ensuite, des chiffres viennent de tomber. Les casseurs de Nuit debout ont blessé plus de 300 policiers. Vertigineux ! Or, seulement 193 d’entre eux ont été placés en garde à vue. Moins que les cathos de La Manif pour tous, qui ne faisaient rien d’autre que lire pacifiquement des textes. Soyons précis : en 2013, les Veilleurs n’ont blessé aucun policier… Pour autant, 201 d’entre eux ont été arrêtés.
Voici quelques jours, un CRS prénommé Étienne appela spontanément le standard de mon émission sur RMC. Il avait passé la semaine au contact de Nuit debout, place de la République. Son témoignage édifiant fut repris par tous les réseaux sociaux : « Bien sûr qu’il y a eu deux poids deux mesures. Depuis que nous sommes en poste place de la République, nous regardons les Nuit debout casser sans pouvoir intervenir. Les ordres ne viennent pas. On est là, mais on ne peut pas bouger. C’est écoeurant car on ne fait plus rien. Et quand enfin on reçoit l’ordre d’agir, il est souvent trop tard. Je ne sais pas pourquoi les politiques ne veulent plus que la police fasse son travail. »
Je ne partage pas le combat des Veilleurs de La Manif pour tous. Pour autant, l’honnêteté me pousse à le dire et le redire : en 2013, la police a embarqué des dizaines de personnes pacifiques qui ne troublaient en rien l’ordre public, comme ces Veilleurs arrêtés parce qu’ils portaient un tee-shirt de La Manif pour tous.
Le mois dernier, on aurait aimé que Hollande et Valls déploient le même zèle avec les centaines de gauchistes radicaux qui ont attaqué des policiers, dégradé des commerces et des édifices publics.

Pourquoi Tariq Ramadan s'intéresse-t-il tant à la France ? par Gilles Kepel

mercredi 18 mai 2016

Eclairant


Ce que la loi El Khomri doit à l'Union européenne

 FIGAROVOX/ANALYSE - Nous devons en grande partie la «Loi travail» à notre appartenance communautaire, explique Coralie Delaume. Les Grandes Orientations de Politique Économique de la Commission européenne en sont à l'origine.

la suite ici -ce-que-la-loi-el-khomri-doit-a-l-union-europeenne.php

 

Anti-France



lorsque ce ne sont pas les incultes de la gauche de gouvernement qui salissent la mémoire des poilus, ce sont les islamo-gauchistes qui s'attaquent à nos soldats.


vendredi 13 mai 2016

A Verdun, Homo Festivus ne passera pas !

 
«Il y a eu tellement de tués, mutilés et prisonniers, à Verdun et ailleurs, qu'en France comme en Allemagne, pour compléter les effectifs, il fallut avancer l'appel de la classe à mobiliser. La République et l'Empire incorporaient les fils de ceux tombés en 14. Beaucoup n'avaient pas dix-neuf ans, leurs joues étaient rondes et lisses sous le casque. Sans rien dire, ils montèrent aux créneaux du pays. Les femmes, lorsque le maire traversait la cour de la ferme, ne savaient pas pour qui, le fils ou le mari, leur cœur saisi allait se briser l'instant d'après.» Michel Bernard visages de Verdun

Dans le figaro du 11 mai, Maxime Tandonnet écrit:


"Verdun ne donne pas envie de rire, ni de danser, ni de s'enflammer sur un air de rap. La commémoration de Verdun n'est envisageable que dans le recueillement dû au calvaire de centaines de milliers de personnes qui ont sacrifié leur bonheur et leur vie à une conception de l'honneur et de la patrie. Un respect infini leur est dû, rien d'autre, et ce respect passe par le silence, la discrétion, et la dignité....Peu importe que l'artiste invité à cette commémoration soit un chanteur de rap, de raï, de reggae, de rock, de hard rock, de variété française, de Techno, de musique yéyé, bebop ou autre. C'est le principe même de l'amusement, du divertissement musical pour célébrer Verdun qui est blessant. S'il doit y avoir une musique, ce ne peut être que celle de la solennité et de l'émotion, la sonnerie aux morts qui fige et glace le sang à la pensée des disparus, de leur souffrance et de celle de leurs proches qui ne les reverront jamais."

Honte à la crétinerie élyséenne, à la médiocrité du maire socialiste de Verdun, à toutes ces belles âmes décérébrées qui pensent que Verdun peut être un lieu "festif". La classe politique et les "élites" ont depuis longtemps trahi la mémoire et le sacrifice des poilus qui défendaient les frontières de notre patrie, ouvertes aujourd'hui à tous vents et à toutes les invasions intérieures comme extérieures.

A Verdun, Homo Festivus ne passera pas !
CD


Grand remplacement, suite et, hélas, pas fin...



Seuls, les esprits mièvres et soumis peuvent se réjouir de l'élection d'un maire de confession musulmane à Londres et rester aveugles devant ce symbole de la fin de l'Europe chrétienne. 
Quelques jours après cette élection, on apprend que des publicités "Gloire à Allah" vont être apposées sur 640 bus londoniens pendant toute la durée du ramadan. Le grand remplacement se poursuit sous le regard admiratif des crétins béats devant leur disparition annoncée.


CD